Elektro manager : bref mais intense !

Publié le par ludolia

Une ouverture de boîte pour aujourd'hui : Elektromanager

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Elektro manager, je savais que j'allais me l'offrir : il devenait le 2ème produit de la désormais devenue "Gamme Megawatts". Fan du premier opus, le célèbre Megawatts ou Funkenschlag pour les puristes, le thème d'Elektro manager autour de la gestion d'une usine en concurrence avec d'autres m'a immédiatement attiré. Le mécanisme autour de son marché assez abouti et le contrôle des coûts de main-d'-oeuvre, d'électricité, et d'entreposage flattait mes envies de gestion des coûts.

Une fois acquis, j'ai ouvert la boîte pour une partie à 4 habitués de ce genre de jeu et amateurs de Megawatts.

Le matériel : la cohérence sans fantaisie.

Une usine parfaite, propre. Des tuiles explicites sur leur fonction. L'esthétique n'a pas sa place dans Elektromanager. Pourtant, on s'étonne à penser qu'il est plus beau que Megawatts, c'est grâce à l'ajout de lumière et de couleurs plus claires ainsi qu'un thème très concret.

Par contre, le marché est assez long à installer. Beaucoup de tuiles à trier en fonction du nombre de joueurs. Entre l'ouverture de la boîte et l'installation complète, on met un quart d'heure si on a pas trié ses tuiles auparavant. La boîte facilite guère la tâche : 2 grands compartiments seulement.

 
Elektromanager, un jeu pour controleur de gestion ou pas.

L'aspect calcul des coûts et optmisation des entrées tout cela pour un objectif d'amasser le plus d'argent en fait clairement un jeu qui frise la simulation de gestion tant l'envie de prendre une calculatrice et de faire des tableaux est présente lors de la prise de décision.

Cela dit, mes camarades de jeux totalement étrangers au monde de la gestion ne furent ni largués, ni las de ce jeu. Pourquoi ? Parce que le bon sens nécessaire et une durée de partie d'environ une heure équilibrent  les joueurs. Le peu de coûts à gérer et des revenus arrivant pour peu qu'ils aient bien été calculés offrent un mécanisme intuitif aux objectifs et contraintes claires. La durée d'une heure de jeu donne une impression de concentration maximale comme un sprint mental. Elektromanager n'est ainsi pas un gros jeu comme Caylus par exemple. L'intensité de la réflexion est plus importante : on calcule beaucoup et tout le temps, le fait de devoir le faire de tête augmente cette impression là où Caylus exige une réflexion moins intense - si j'ose dire...- du fait d'un rythme et d'un tour de jeu plus longs.

Les meilleurs aspects de ce jeu

Le marché de Megawatts était déjà une belle application de la loi de l'offre et de la demande. Celui d'Elektromanager se plaît de façon différente à illustrer la même loi. L'interaction est forte au marché : on ne laisse pas les meilleurs éléments à un autre joueur. On hésite à prendre toutes les offres d'une colonne car on est sûr qu'un autre en profitera. On se sent frustré de ne pas avoir assez d'ouvriers pour faire plus d'achats ; laissant de belles tuiles revenir au mieux au marché, au pire être acquises par l'adversaire plus prévoyant que vous. 

Les machines, grâce à leur diversité de rôle et de rendement donnent de la profondeur et de la durée de vie à ce jeu. On se doute dès la première partie, des combinaisons sympathiques de machines que l'on va mettre en place. On cherche immédiatement à optimiser leur rendement en équilibrant les autres fonctions de l'usine telles que l'entreposage, la consommation d'électricité et la main-d'oeuvre nécessaires.


Des regrets

La phase des enchères de début de tour semble sous-exploitée. Le nombre limité d'ouvriers (7 + 2 saisonniers recrutables contre argent), ne permet pas une phase d'enchères animée. Chacun préfère garder ses ouvriers pour ses acquisitions. Dommage, une phase d'enchères bien conçue apporte de l'ambiance, du rythme au jeu.

La règle du jeu paraît claire à prime abord mais se révèle imprécise notamment pour une première partie où l'on cherche  beaucoup de cas de figure. Le manque d'exemples pour illustrer certains mécanismes a laissé plâner le doute sur l'exactitude de notre façon de jouer. Pendant la partie, je me suis surpris à penser  que je préférais la règle de Steam. Pour tempérer,  on peut dire que la découverte d'une règle augmente artificiellement la complexité de celle-ci.


Une Première impression après cette ouverture de boite :

Elektromanager est déroûtant par sa durée peu commune pour un jeu de ce genre. Un jeu qui semble offrir du choix de stratégies. J'espère qu'il n'existe pas une façon de gagner à coup sûr : cela peut arriver dans ce genre de jeu. Une bonne première partie qui donne envie d'y rejouer très vite.



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K
<br /> Très bon article !<br /> Tu exprimes très bien ce que je ressent quand je joue à Elektro Manager sans arriver à trouver les bons mots!<br /> <br /> Concernant les points de règles "ambigus" tu peux te référer à ma FAQ publiée chez Ludigaume : http://www.ludigaume.be/tbs/php/tbs_faq_jeu.php?&id=12076<br /> <br /> <br />
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