L'année du Dragon est l'un des rares jeux pour lequel j'ai eu des avis contraires au fil de mes parties.
J'ai même proclamé un jour que je n'y jouerai pas de sitôt......pour y jouer le lendemain ..... et ce lendemain c'était hier ! Voici donc la partie d'hier...
Je savais ce qu'il ne fallait plus faire
Pour expliquer pourquoi je ne voulais plus rejouer à ce jeu, il faut savoir qu'à la partie précedent celle que je vais vous raconter, j'ai terminé l'Année du Dragon avec un seul palais à 1
étage..vide, ayant lutté tout au long de la partie contre évnèements et choix contraints du fait de mon incapacité à augmenter mon influence sur la piste de personnage. Je n'ai donc pris aucun
plaisir à jouer. C'est le lendemain donc hier que j'ai tiré les leçons de ma précédente partie
Une configuration à deux, volontairement choisie pour me réconcilier avec ce jeu, histoire de tester la profondeur du jeu grâce à de plus accessibles combinaisons de personnages. A
deux, il y a en effet moins de concurrence sur la phase de choix d'action. Je savais que je ne devais plus jouer comme si tout était rare dans ce jeu mais au contraire créer
l'abondance en construisant plein de palais. Et là c'est vrai, ça change tout.
Auparavant, je me contentais de réagir aux évènements de chaque mois en me protégeant ou en recrutant en vue de Points de Victoire. Cette fois-ci, j'ai posé un maçon dès le début. Ainsi,
possible de construire deux étages d'un seul coup à chaque action "maçon".
Utilité de la manoeuvre : je n'étais plus autant limité dans mon choix de personnages : auparavant, n'ayant que très peu de places, je jouais uniquement les personnages utiles pour
l'évènement à venir. En construisant, j'ai pu constater la multiplicité des choix et j'ai pu enfin prendre plaisir à calculer pour choisir. Ca vous change un jeu !
La partie s'est terminée sur un score de 104 à 102. J'ai perdu de deux points sans tristesse mais avec le sentiment d'avoir découvert enfin ce qui faisait le sel de ce jeu. Certains vont s'étonner
que je n'ai pas pensé à ça plus tôt. Je l'ai fait et même appliqué mais lors de mes toutes premières parties où étourderies, inexpérience vous font perdre beaucoup de points et invalident toute
appréciation de stratégie et m'ont donc fait abandonner cette façon de jouer.
L'année du Dragon est donc plus profond que je ne pensais. Je ne suis volontairement pas entré dans les détails de la partie, préférant vous faire partager l'expérience du déclic sur un jeu qui ne
suscitait pas d'enthousiasme au départ. Moralité : jouons, jouons et rejouons à nos jeux, d'heureuses découvertes sont toujours possibles.